Once upon a time in Hollywood

Le dernier film du réalisateur Tarantino était très attendu. Sorti en France le mercredi 14 Août, avec plus de 190 000 entrées dès le premier jour, Once Upon a Time se présente comme une réussite du point de vue du Box office. Mais qu’en est-il du point de vue du récit et de la réalisation ?

Once Upon a Time in Hollywood est le neuvième film parmi les dix prévus par Tarantino. Rassembler dans un même film un tel casting semble seulement réalisable par Tarantino ; chaque acteur ou actrice visible dans le film tient une place majeure dans le monde du cinéma, de Léonardo Di Caprio, Brad Pritt, Margot Robbie à Natalia Dyer.

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Tarantino nous plonge dans l’Hollywood des années 1960 et nous fait suivre les deux personnages fictifs, Rick Dalton, un acteur de western, et Cliff Booth, son cascadeur. Cette ode à Hollywood lui permet de revisiter une partie de l’histoire du cinéma par l’inclusion de scènes cultes de l’époque, mais aussi le fait divers qui avait secoué Hollywood à l’époque, avec l’assassinat de Sharon Tate, alors enceinte de 8 mois, par les membres d’une secte.

Tarantino semble s’en donner à cœur joie en utilisant plusieurs manières de filmer, comme celle particulière aux westerns des années 1960. L’Hollywood qui nous est donné à voir n’est pas exactement le monde glamour qu’on s’imagine (hors d’une scène de soirée de Playboy), mais celui d’un acteur de séries TV en perte de vitesse. Avec la fin de la carrière de Rick Dalton vient celle de l’ancien Hollywood et de l’Amérique de l’époque de la guerre du Vietnam. C’est un monde de faux-semblants où malgré une tentative de réécriture de la réalité, les faits, la violence, restent toujours en filigrane.

On retrouve l’esthétique commune à Pulp Fiction et l’attrait pour l’exagération de Tarantino, qui place souvent ses films à la lisière du tragi-comique, comme c’est le cas ici. Once Upon Time in Hollywood est chargé de nostalgie mais aussi d’une forme de réalisme sur cette époque. Le rythme et la succession des plans paraissent parfois décousus, mais le film reste entrainant et fascine par la diversité des manières de filmer, la maitrise technique et esthétique. On se retrouve à observer une représentation contrastée d’un monde changeant constamment, et à rire avec toute la salle devant des faits dramatiques.

@clarisssima

2 réponses sur “Once upon a time in Hollywood”

  1. On rit c’est vrai, et on applaudit la complicité de ce tandem d’ahuris en décalé avec l’Histoire. Mais c’est effectivement l’impression de profonde mélancolie qui persiste longtemps après le visionnage, et qui nous rappelle l’Amérique à l’Italienne contée par le grand Sergio.

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