The Psychotic Monks : un groupe rock psychédélique singulier, à découvrir

C’est une belle ascension ces dernières années pour The Psychotic Monks, un quatuor composé de Paul, Martin, Clément et Arthur, qui gagne en notoriété et enchaîne les dates à travers l’Europe. Cet été, vous pourrez les voir en concert dans différents festivals de la région, comme le Celebration Days Festival ou bien encore aux Nuits Secrètes. Ils joueront les morceaux de leur deuxième album intitulé Private Meaning Firstsorti en mars dernier. J’ai eu l’occasion de rencontrer le groupe lors du Festival des Nuits Secrètes. 

The Psychotic Monks est composé d’Arthur, guitariste, de Martin, lui aussi guitariste, de Clément, batteur et enfin de Paul, claviériste et bassiste. Tous sont aussi chanteurs. Installés dans leur van, ils me racontent avec passion et engagement l’épopée ambitieuse de leur formation musicale.

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Les Nuits Secrètes 2019 ©EMILIE ZASSO

Lémo : Pouvez-vous revenir sur le vécu du groupe de ses débuts à aujourd’hui ?

Paul : Nous sommes quatre amis, dont deux frères, qui partagent des envies d’expérimenter, ensemble, de la musique. Dans le groupe, on a tous des profils qui sont différents, c’est ce qui fait que dans nos morceaux, on essaie de ne pas rentrer dans des systèmes trop scolaires. Cela fait maintenant quatre ans que l’on a décidé d’arrêter nos études, ainsi que les groupes qu’on avait à côté, pour consacrer toute notre énergie et notre temps à The Psychotic Monks. Il y a trois ans, on a eu notre première expérience de tournée en France et c’est à ce moment qu’on s’est rendu compte qu’on avait, tous les quatre, vraiment envie de vivre de la musique. Par la suite, on a eu la chance de rencontrer les bonnes personnes et depuis on n’a pas arrêté. On n’a pas réussi à tout contrôler, on se retrouve à des endroits sans comprendre comment on en est arrivé là, mais on est heureux de ce qui nous arrive.

Lémo : Il y a énormément de tension et de noirceur dans vos compositions. Est-ce le reflet de votre vision du monde ?

Clément : C’est une des visions, après c’est comme cela que l’on s’exprime le mieux pour le moment. Ce n’est pas parce qu’on fait cette musique là, qu’on est toujours déprimé ou dans le chaos total (rires). Plus sérieusement, c’est dans cette tension et cette noirceur qu’on se retrouve le mieux  sur scène. Tout ça va évoluer prochainement.

Arthur : Oui, il y a un peu de ça. Avant tout, on est quatre amis qui se sont réunis dans la musique et c’est avec ça qu’on arrive à se comprendre. C’est dans ces tons que l’on se retrouve le mieux et qu’on arrive à exprimer ce que l’on ressent vraiment.

Martin: Je pense que ce qu’on recherche surtout dans nos morceaux, c’est dégager une certaine intensité, notamment en live. Elle peut s’exprimer de manière très différente, alors oui il y a quelque chose de très noir, mais aussi on l’espère, une tentative de communiquer avec les gens qui sont devant nous. On essaie souvent de se mettre à la place du public et de se dire est-ce que si j’étais devant cette musique là, cela me ferait ressentir des choses, c’est plus ça que l’on recherche.

« On n’a pas réussi à tout contrôler, on se retrouve à des endroits sans comprendre comment on en est arrivé là, mais on est heureux de ce qui nous arrive. »

Lémo : Le nom de votre groupe à une signification particulière pour vous ?

Clément : C’est un heureux hasard qui a pris de plus en plus de sens par la suite. On a choisi ces deux mots là parce que cela nous faisait rire.

Lémo : Votre deuxième album est sorti le 29 mars dernier, presque deux ans après le premier. Par rapport à celui-ci, est-ce que vous sentez une évolution dans votre musique ?

Paul : L’évolution est présente, oui. Je pense que toute la complexité d’un disque, c’est de réussir à capter une période musicale, qui est en perpétuelle mouvement. Nos albums sont en réalité des témoignages de ces différents mouvements musicaux, on ne veut pas s’enfermer dans quelque chose de précis. On cherche toujours à innover, faire quelque chose de particulier, d’unique.

Martin : On espère que les gens ont senti une certaine évolution dans nos musiques, comme l’a dit Paul on essaie toujours de se mettre en danger et de se surprendre nous-même, sans s’enfermer dans un style précis.

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Les Nuits Secrètes 2019 © Sarah Bastin

Lémo : Qu’est-ce qui a changé pour vous depuis que vous travaillez avec un label ?

Clément : On a accès à un super studio pour enregistrer ! Plus sérieusement, on se sentait complètement libre, on faisait vraiment ce qu’on voulait et on a pu créer ce qu’on ressentait réellement sans obstacle, ça nous a apporté beaucoup de confiance pour la suite.

Lémo : Quelles sont les prochaines dates pour voir The Psychotic Monks ?

Clément : On est pris jusque mi-décembre ! Pour l’été on a encore quatre/cinq festivals et ensuite on commence une tournée dans plusieurs villes. On a hâte!

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Lémo : Vous connaissiez les Nuits Secrètes avant de vous y produire? 

Paul : Non pas vraiment, mais en découvrant son concept je le trouve hyper intéressant ! Le fait que les artistes jouent dans des lieux insolites, cela permet aux spectateurs de se plonger dans un univers unique, il fallait y penser !

Lémo : Vous préférez jouer en festival ou en concert ?

Arthur : Ce sont deux expériences très différentes. Dans les salles de concerts on a plus tendance à se retrouver dans des ambiances qui nous correspondent mieux, car on joue pour des gens qui sont venus écouter notre musique. En festival, souvent il faut instaurer une ambiance particulière sur scène, il faut capter les festivaliers qui n’ont pas l’habitude de ce genre de concert et réussir à les attirer dans cet univers, nouveau pour eux. C’est un défi assez intéressant, et même c’est bien de se confronter à des spectateurs qui n’ont pas l’habitude d’écouter nos morceaux.

Lémo : Avez-vous des futurs projets ?

Arthur : Pour le moment, on laisse passer la grosse période de tournée qui arrive, on reste concentrer pour assurer nos prochaines prestations. On a déjà quelques idées pour la suite, mais pour le moment on a envie de s’accrocher à ce qu’on vit maintenant et on verra pour le reste.

Lémo : Comment composez/ écrivez-vous vos morceaux ? Chacun de votre côté ou ensemble? 

Clément : C’est un mélange des deux. On s’écoute beaucoup, parfois quelqu’un arrive avec un texte ou un morceau, on travaille dessus et on finit par un vote pour déterminer  la meilleure version. Travailler à quatre c’est pratique, chacun à des idées uniques, c’est bénéfique pour le groupe.

LémoEst-ce qu’il y a une scène ou un festival que vous rêvez de faire ?

Martin : Le Hellfest, juste pour découvrir l’ambiance !

Ecoutez un extrait du dernier album de The Psychotic Monks, ça vaut le détour ! Mieux encore découvrez-les sur scène en partageant leur univers…

 

Marthe Dolphin

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