Sarah Bahbah

De nombreuses plateformes nouvelles permettent à des artistes de se faire connaître à un public élargi. Ce qui s’y déroule, hors du cadre des musées, ne les en isole pas pour autant et certains créateurs peuvent même accéder à des évènements ou à des galeries d’art grâce à ces plateformes numériques.

La découverte de Sarah Bahbah s’est faite par le biais d’Instagram. Ses œuvres sont facilement identifiables grâce à son travail sur la composition, souvent poétique, parfois humouristique, des images. Ces photographies se trouvent pour la plupart sur son compte @sarahbahbah, mais vous les croiserez également sur beaucoup d’autres comptes. En effet, utiliser les réseaux sociaux est à double tranchant pour les artistes, à qui ils permettent de toucher un large public, mais où le risque de perdre tout contrôle des œuvres et de leur réutilisation est assez élevé.

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What else is there to do. #sexandtakeout

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Sarah Bahbah crée des séries de photos dans lesquelles elle met en scène de jeunes célébrités, et développe une histoire autant par les images que par les dialogues. La composition des scènes ainsi que les couleurs utilisées sont sa signature. On ne sait si Sarah Bahbah adapte les vers qu’elle écrit à sa photographie ou l’inverse, mais ces séries ressemblent à des scènes et des actes de théâtre, avec des inscriptions au bas des photos semblables à des monologues entrecoupés de didascalies. Le visuel est également très cinématographique, et toujours engagé.

Son format parfaitement adapté à Instagram lui a ouvert les portes de galeries d’art à New-York, Los Angeles, à Miami, à Bâle, ce qui lui permet de donner une dimension nouvelle à son travail.

https://www.instagram.com/p/BiUqiUwnSs-/

Dans une interview pour Vice, Sarah Bahbah explique que le but de son travail est de partager ce qui est encore tabou dans nos sociétés et de communiquer sur des sujets tels que les violences sexuelles avec la série « I could not protect her ». Elle exprime par la composition même de ces photos la solitude et la vulnérabilité. Mais c’est avant tout un moyen pour elle d’exprimer ses dialogues intérieurs. Une introspection féminine qui dépasse l’autocensure en photographiant des modèles et personnalités connues déjà beaucoup présentes sur les réseaux.

@clarisssima

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