Handmaid’s Tale

Il nous a fallu attendre la fin de la saison 2 et son épisode final pour commencer un article sur cette série que beaucoup connaissent déjà. Handmaid’s Tale est une dystopie glaçante par son réalisme et par sa proximité avec ce que nous connaissons. C’est une série adaptée du roman de Margaret Atwood, écrit en 1983. La série qui en est tirée sort en 23 épisodes, répartis en deux saisons. L’histoire se déroule aux États-unis dans un futur proche. En raison d’une catastrophe écologique, de la pollution, des radiations, la fertilité a dangereusement chuté. Un coup d’état a renversé le gouvernement et une théocratie puritaine s’est mise en place : la République de Gilead.

C’est un système patriarcal poussé à son paroxysme, où la femme est peu à peu coupée de tout ce qu’elle a pu gagner sur les interdits. Interdiction de travailler, reproches et humiliations. Puis, après le coup d’état, un véritable cauchemar. La femme se trouve réduite à quatre tâches imposées : les épouses devant une obéissance absolue à leurs maris, les marthas cantonnée aux tâches domestiques, les servantes, des femmes fertiles utilisées pour procréer et enfin, toutes les autres sont envoyées dans des « colonies » pour y mourir. Nous suivons tout au long du récit ce que vit June, nommée « Defred » une servante dans la maison du Commandant Waterford.

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L’oeuvre de Margaret Atwood balaye tout ce qui se fait de pire. L’émergence d’un régime totalitaire sous couvert d’un fanatisme religieux servant à appuyer ses actes les plus vils, contrôlant chaque individu de sa population, les punissant sans pitié, les conditionnant. La série est profondément dérangeante tant elle résonne avec notre actualité et nous montre à quel point, bercés par notre quotidien, nous pouvons laisser passer de nombreuses choses, jusqu’à l’instant irréversible où tout bascule brusquement.

La réalisation et l’esthétique de la série accentuent chaque acte et l’histoire se déroule lentement, laissant une grande part aux silences, aux regards échangés entre ces femmes. Le décor clair et froid, les uniformes ainsi que les nombreux flashbacks font émerger une atmosphère pesante et oppressante. Ces scènes semblables à des peintures paraissent fixées à jamais ainsi, nous laissant à croire que rien ne peut s’arranger… une blessure trop profonde pour qu’une société puisse resurgir ?

@clarisssima

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