OBOY – Southside un album d’amour langoureux

Dernière trouvaille en date c’est l’album Southside d’OBOY une sorte d’OVNI dans le rap français. Lorsque je suis tombé sur le jeune parisien pour la première fois je me suis bêtement arrêté en le mettant dans la case cloud rap mais sa musique est bien plus puissante que cela. Vous l’avez compris avec le titre

Dernière trouvaille en date c’est l’album Southside de OBOY une sorte d’ovni dans le panorama du rap français. Lorsque je suis tombé pour la première fois sur ce jeune parisien j’ai directement catégorisé sa musique dans le cloud rap. Mais en fait il cache bien plus que ça. Vous l’avez compris avec le titre je vais me focaliser sur le déchaînement des passions dans son projet. Cet album plonge dans une ambiance de déjà vu de la part d’OBOY. Son flow donne le sentiment qu’il en a déjà vu assez, comme blasé de cette vie. Une sorte de spleen parisien mélangé à des profs très flottantes. Le premier sentiment qui ressort de tout ça c’est une plongée sous lean (codéine) voire presque d’acid.

L’album est mélancolique et vous plonge dans un état d’étrange calme. Une sorte d’état mental où les peurs se déchaînent et font de vous un martyr de la société. OBOY semble en plus avoir eu un passé sentimental compliqué avec des histoires qui l’ont comme empoisonnés, des histoires d’un soir au détour de sa vie. Il fait appel à ses souvenirs pour atteindre un exil toute, pour sortir de cette routine mélancolique. Dans Geronimo on atteint le sommet de cette opposition entre la violence et l’amour mais on plonge aussi dans son addiction et dans sa détresse.

La drogue est le troisième élément qui sort de ce disque. Il l’inclut partout comme si finalement sa drogue était un mélange de ce spleen sous lean et de ces rencontres nocturnes. Cet album est particulièrement bien réussi parce qu’il utilise des codes de différents styles et le rend donc assez dur à classer dans une catégorie.

En plus de l’egotrip OBOY semble s’amuser et se contempler dans ce mode de vie de bohème moderne. Un cocktail doux de violence et d’amour où les sentiments se bouleversent et viennent se mélanger. Cette succession de rimes opposées viennent poser son mode de vie mais ne le questionne pas, il ne pose pas de jugement dessus. En plus de tout cela OBOY a faim, faim de découverte, d’argent et de vie. C’est un premier album qui pourrait sembler court (8 titres), mais au contraire il fait le bon choix avec un petit format. Ces grands albums de 17 ou 18 titres amènent souvent leur lot de déceptions. Alors qu’avec Southside on ressort tout de suite satisfait de l’écoute et il évite de se retrouver avec des titres moins réussis ou décevants. Les 8 titres s’enchaînent parfaitement et individuellement ils fonctionnent aussi très bien.

On vous conseilleras tout de même pour la première écoute de se poser sur l’album en entier et non de sélectionner quelques titres au hasard. L’ambiance qui s’en dégage est très forte et transmet sa musique dune très belle manière. Attention une écoute trop répétée peut facilement vous plonger dans ce même spleen et vous empêcher de faire quoi que ce soit.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s