Lady Bird

Lady Bird est nominé cinq fois aux Oscars 2018 : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice, meilleure actrice dans un second rôle et meilleur scénario original. Mais le film mérite réellement tout cet engouement ? Si la question se pose, la projection s’apprécie sans aucun doute.

La réalisatrice Greta Gerwig choisit pour son rôle principal la jeune Saoirse Ronan, que l’on a déjà vue dans Grand Budapest Hotel de Wes Anderson (2014). L’actrice incarne Christine, une adolescente qui vit à Sacramento, en Californie. Greta Gerwig se concentre sur une période aussi réduite que décisive dans la vie d’un très jeune adulte et met en scène, avec humour, cette époque charnière entre le lycée et le départ vers les plus ou moins grandes universités américaines. L’histoire a lieu au lendemain des attentats du 11 septembre, dans une Amérique bouleversée. Christine, prise dans un contexte national et personnel difficile, se cherche : elle rejette tous ses acquis en bloc, de la petite ville calme dans laquelle elle est née à sa famille, en passant par son propre prénom. Elle se rebaptise elle-même du nom d’un petit insecte fragile qui porte bonheur : Lady Bird.

Au-delà de son quotidien dans un lycée catholique, des problèmes financiers et familiaux, des premières relations amoureuses et des chagrins qui les accompagnent, c’est la relation conflictuelle de Lady Bird et de sa mère qui constitue le point névralgique du film. C’est dans les moments où elles se partagent l’écran que l’on trouve les plus belles images, les émotions les plus fortes. Le film est rythmé par les questionnements sans fin du personnage de Lady Bird, qui devient le symbole de l’adolescence qui s’achève, d’un temps marqué par les disputes et les envies d’ailleurs auquel on peut tous s’identifier. La réalisatrice et l’actrice principale parviennent à donner une douceur et une justesse flagrantes à l’ensemble.

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Lady Bird possède donc tous les ingrédients d’un bon film : mais il y manque ce qui, pour moi, l’aurait démarqué des autres sorties. Une étincelle, un déclic. C’est peut-être à force de trop vouloir répondre à des critères que Greta Gerwig finit par échouer à transporter complètement le spectateur. Par ailleurs, si le talent de Saoirse Ronan est indéniable, on regrette que les personnages secondaires soient si stéréotypés, ce qui laisse peu de place aux autres acteurs pour s’exprimer librement et de manière plus nuancée.

Lady Bird reste un beau film, juste et touchant, avec des plans bien tournés et nous ouvre une fenêtre sur une autre Amérique, loin des grandes villes et des quartiers riches.

@clarisssima

 

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