The Good Place : la philosophie positive

The Good Place ne payait pas de mine dans mon catalogue Netflix. Un trailer peu marquant, des personnages stéréotypés, une intrigue digne d’une sitcom à rires enregistrés… Et puis, par un soir d’ennui, j’ai fini par cliquer, prête à recevoir des blagues vaseuses balancées avec la délicatesse d’un coup de pelle. Pourtant, en quelques heures à peine, j’ai reçu une déferlante de bonne humeur, d’humour (bien plus fin qu’on ne pourrait le penser), d’images à tomber par terre et, ô miracle, de culture philosophique.

Tout débute assez simplement : Eleanor ouvre les yeux dans une salle d’attente. Face à elle, un message sur le mur : « Welcome ! Everything is Great ! » écrit d’un vert accueillant qui devient vite le symbole de la série. Une voix l’invite à entrer dans le bureau voisin, où elle découvre Michael, représentant de « Dieu » (même si ce mot n’est jamais employé au cours des 25 épisodes) : notre héroïne vient de mourir et découvre « The Good Place », le lieu où sont accueillis les personnes ayant fait le bien sur terre. Le hic, c’est qu’il y a erreur sur la personne, Eleanor n’a absolument rien de la militante écologique sauveuse de bébés phoques que Michael décrit. Débute alors l’histoire d’une imposture dans le monde de la perfection.

En dire plus sur The Good Place serait vous priver de quelques belles surprises. Sachez seulement que les personnages sont immensément attachants, que le rythme est maîtrisé à la perfection et que les cliffhangers ont de quoi vous faire recracher vos céréales. Certes, une petite routine s’installe au milieu de la première saison et pourraient tenter certains spectateurs d’abandonner en chemin. Grossière erreur ! C’est justement après ces quelques épisodes que la série passe de « bonne expérience » à « pépite d’intrigue et de rebondissements ». De plus, le format est assez court : une vingtaine de minutes, pour un total de 9h de visionnage. Alors pourquoi se priver ?

Je ne pourrais pas ne pas parler de la dimension philosophique de cette série. Introduites par le personnage de Chidi, ancien professeur d’éthique, les questions existentielles pullulent entre l’intrigue et les gags. Bien entendu, on se questionnera sur la notion de Bien et de Mal, mais aussi sur l’intérêt de dresser des catégories, sur la Vérité, le sens de la vie, … Vous serez étonnés, après vos 9 heures d’immersion, de constater que vous avez appris et intégré un bon nombre de principes élémentaires d’éthique, à travers des exemples mis en pratique. Je pourrais par exemple vous parler du dilemme du train, ou celui du chirurgien, ou de Socrate, ou de Platon, mais bon, je m’égare.

Je ne peux que vous conseiller de regarder The Good Place, car cette série surprend, donne le sourire et nous fait même souvent hurler de rire. Mais au-delà de ça, elle est profondément humaniste et est une ode à la connaissance et à la culture. Elle s’adresse à tous ceux qui n’y connaissent par grand-chose en éthique ou en philosophie, ceux qui ont envie de passer un bon moment et de profiter de 20 minutes de répit, ceux qui aiment le vert et les images édulcorées, ceux qui aiment l’humour fin et bien amené. Bref. Regardez The Good Place.

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