The end of the F***ing world

Simple, efficace, cette série est une surprise, de par sa manière d’aborder le thème de l’adolescence, ses dialogues, l’esthétisme. C’est une adaptation d’une bande dessinée, produite par Channel 4 et diffusée par Netflix. On retrouve ici des visages déjà croisés, Alex Lawther (James), Jessica Barden (Alissa).

Dès le début, le ton est donné : on voit d’abord James, renfermé sur lui-même, qui se désigne comme psychopathe, avec pour grand projet de tuer.  Son comportement asocial porté à son paroxysme est savamment allié à l’ambiance froide et aux images travaillées. Sa rencontre avec Alissa, une nouvelle de son établissement en rébellion constante, va changer tout changer. C’est la fin de leur monde. James et Alissa vont tous deux se lancer dans un road trip déjanté, l’un pour enfin commettre son meurtre fantasmé, et l’autre pour échapper à une famille dans laquelle elle ne se reconnait plus. On a là tout ce qui fait la force de cette série, partagée entre un thème récurrent repris par de nombreuses séries, celui du rejet ressenti par l’adolescent,  et le désir étrange de tuer de James. Un duo de choc.

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Le côté décalé est porté par les plans fixes, nettes, qui vont à l’essentiel et accentuent les dialogues dépouillés, entrecoupés des pensées des deux protagonistes. Totalement déroutant et rocambolesque.

On retrouve beaucoup de références cinématographiques qui inscrivent pleinement The end of the f***ing world dans la suite de Bonnie&Clyde, en une fuite éperdue de deux amants, se déguisant en Pumpkin et Honey Bunny de Pulp Fiction. Avec tout ce qui fait déjà de cette série une véritable réussite s’ajoute la bande son, superbe et envoûtante.

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James et Alissa vont aller de péripéties en péripéties, où rien ne semble leur réussir, allant de déceptions en déceptions, entrent en cavale et alors même que tout est perdu, on ne peut s’empêcher d’y croire encore un peu. On s’attache à ses deux héros et à leur romantisme teinté de cynisme, bulle d’oxygène dans leur univers violent.

@clarisssima

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