« La tresse » et « l’ordre du jour », deux livres A lire

Au milieu des classiques à lire, j’ai pris un peu de temps pour moi. Je ne suis pas partie chercher la perle rare, inconnue de tous. Bien au contraire, j’ai jeté mon dévolu sur « L’ordre du jour » d’Eric Vuillard, prix Goncourt 2017 et « La tresse » de Laetitia Colombani qui ont connu un engouement important.

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Laetitia Colombani met en scène le parcours de trois femmes de par le monde. On découvre avec l’histoire de Smita, le quotidien des femmes Intouchables en Inde, mises au ban de la société. On s’étonne, s’indigne, s’emporte contre ces vies de misère, les humiliations. Vient ensuite Julia, jeune sicilienne travaillant dans un atelier fabriquant des perruques. Sa lutte diffère et se joue avec la mondialisation qui semble gommer les traditions. L’auteure nous amène à réfléchir à cette idée qu’il est si facile d’avoir. Sarah est cette femme qui a tout sacrifié pour son travail, symbole de ces femmes qui brisent le plafond de verre par leur volonté et leur travail. Sarah se fait brusquement rattraper par la maladie et se trouve alors seule face au monde du travail.

La force de ce livre se trouve dans sa capacité à nous mettre face aux inégalités et injustices que subissent ses femmes aux destins différents mais pourtant liés de la plus belle des manières.

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« L’ordre du jour », nous offre une nouvelle approche de ce qu’a été la seconde guerre mondiale et son cortège d’horreur. Avec un certain cynisme, Eric Vuillard nous décrit cette lente marche vers l’innomable. On y découvre l’autre face de l’histoire, celle qui chasse les représentations que nous avons de cette époque. Nous ne pouvons que ressentir une grande frustation devant notre incapacité à freiner la marche de l’Histoire, alors même que l’auteur met au jour des épisodes inconnus du grand public de ce début de guerre. Entre la réunion des grands patrons avec Hitler qui n’ont vu que profit, l’annexion de l’Autriche, le comportement pathétique du chancelier autrichien, le dîner sans fin de Chamberlain, l’histoire en devient invraisemblable.

Eric Vuillard nous montre ces petits gestes, ces erreurs et comportements bien humains qui nous amène à ces horreurs. L’horreur du nazisme n’est plus le fait d’un homme ou d’une nation mais le résultat de beaucoup d’autres, menés par la lâcheté, la peur, la corruption, la cupidité…

@clarisssima

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