Paramore: After Laughter

Le sixième album du groupe américain Paramore est finalement sorti le 12 mai dernier. Groupe peu connu pour celles et ceux qui ne s’intéressent pas de près au rock, c’est pourtant un incontournable du genre. La composition du groupe a beaucoup évolué depuis sa création en 2004 et est aujourd’hui la suivante : Hayley Williams au chant et au clavier, Taylor York à la guitare (on peut également l’entendre en tant que choeur) et Zac Farro à la batterie.

D’ailleurs, le nom de la chanteuse peut vous semblez familier. Effectivement Hayley Williams a réalisé plusieurs collaboration avec d’autres artistes : « Airplanes » avec le rappeur B.o.B en 2010 et « Stay the night » du musicien allemand Zedd sorti en 2013. Elle partage également le micro avec la chanteuse du groupe écossais Chvrches, Lauren Mayberry, sur « Bury it » en 2015.

After Laughter, sixième album du groupe, danger de la répétition, manque de renouveau, manque d’harmonie dû aux tensions internes du groupe, les inquiétudes sont nombreuses. Qu’en est-il réellement ?

12 titres. 12 tracks. 12 sons. 12 musiques. 12 univers. 12 fois environ 3 minutes de fraîcheur, de bonheur, de soleil, d’émotions. Oui j’exagère et oui je m’en fiche. Tout n’est pas excellent. Loin de là. Mais Paramore revient fort et ne déçoit pas. Ils offrent 12 morceaux différents qui alternent entre sonorités acoustiques et électriques et rythmes entraînants et doux.

En vérité, l’album est sorti lorsque j’étais à Paris. Il en a accompagné le quotidien.

Une paire d’écouteurs sur les oreilles, je prends la 4 bondée pour me rendre à Barbès. « Caught in the Middle » m’aide à supporter la proximité avec les autres passagers devenue promiscuité.

Le lendemain, sur la ligne 11, c’est « Forgiveness » qui me conduit jusqu’à Châtelet. Il doit être 13h environ, je suis attendue, en retard et perdue. « Rose-Coloured Boy » arrive à mon secours. Google Maps me dit de marcher 13 min jusqu’au lieu de rendez-vous. Bruits de klaxons toujours trop nombreux, de sonnettes des cyclistes toujours trop pressés, de freins toujours trop crissants, « Tell me how » m’apporte le calme. Arrivée à destination. Une demi-heure de retard. Normal.

Sur le trajet du retour, la station Arts et Métiers prend des airs mélancoliques au son de « Fake Happy ». La musique me poursuit jusqu’à République.

Finalement, « 26 » m’aide à supporter les regards insistants d’un homme de la rame (oui je suis une femme n’oublions pas les vieux moeurs des genres). Le titre m’accompagne dans les méandres des souterrains du métropolitain jusqu’à la lumière du jour.

Quel intérêt de raconter ces tribulations parisiennes ?

Ni le décor ni le cadre ne sont réellement importants ici.

Le truc c’est que, il est connu que la musique adoucit, intensifie, rythme tout simplement nos expériences, nos trajets, nos quotidiens. Et bien souvent, elle leur donne une dimension autre que si elle en avait été absente. Le dernier album de Paramore s’est parfaitement accordé à cette semaine parisienne. Lui a donné une saveur différente. C’est niais. Mais c’est vrai.

Dans un autre contexte, cette impression aurait été la même.

After Laughter est une B.O.

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