Milk shake au Bacon, Gardiens de la Galaxie 2 et sport de lit avec votre ex

Aujourd’hui est un grand jour pour la culture culinaire : dans notre belle capitale française qu’est Paris, j’ai essayé un Milk Shake du Five Guys. Détails de cette grande aventure pleine de rebondissements.

Tout d’abord, si vous ne connaissez pas Five Guys, il serait bon d’effectuer une petite piqure de rappel ou une petite piqure tout court pour celles et ceux qui ne connaitraient pas cette institution tout droit venu des Etats-Unis. Five Guys est d’abord une chaine de fast food reconnue et renommée à base d’ingrédients frais et aux burgers à la réputation indestructible. Ce mastodonte gustatif s’est imposé sur le marché comme un outsider, beaucoup plus savoureux que ses homologues McDonald et Burger King par exemple bien que son chiffre d’affaire reste nettement inférieur. Obama lui-même, alors qu’il était encore président des Etats-Unis, avait recommandé le Five Guys de Washington en disant, je cite, qu’ils cuisinaient les meilleurs burgers du monde. La classe.

Five Guys : le concept
Crédit photo: Resofrance

Fort heureusement pour nous, la hype traversa l’atlantique jusqu’à Bercy ou naquit le premier restaurant Five Guys français ainsi qu’aux champs Elysées où naquit le 2e restaurant Five Guys français et le plus grand du monde. Couleurs improbables, burgers délicieux et prix dépassant le PIB des pays du tiers monde, Five Guys s’impose dans la capitale comme étant la meilleure alternative aux fast-food plus classiques dans des restaurants ou le nombre d’employés est gargantuesque, tant la qualité est de mise.

Le Milk shake post-Gardiens de la Galaxie 2

Mercredi soir, moi et quelques amis étions partis pour regarder Les Gardiens de la Galaxie 2 à UGC les Halles afin de rentabiliser mon abonnement UGC Illimité. Une salle complète plus tard, nous avons décalé à UGC Bercy. A l’issue d’une séance forte (in)intéressante, ce deuxième film Marvel de James Gunn nous laisse une impression de déjà vu avec un délire space-opéra assumé et encore plus délirant que le précédent mais qui aura de la peine à marquer les esprits comme le premier volet aurait pu le faire. Les gags s’enchainent rapidement et les références geeks pullulent sous l’autorité du fan service en dépit d’un scénario aux enjeux faibles voir inexistants dans un monde où presque aucun personnage n’a d’objectif si ce n’est de faire des trucs cools.

Le scénario porté par une playlist pop-rock contemporain est décomplexé de tout impératif scénaristique en proposant les habituels personnages clichés et les menaces de fin de l’univers sans veiller à la cohérence des scènes d’action qui s’enchainent pendant le film. Ca explose de partout avec un débit de trois blagues la minute en tentant de développer la psychologie de personnages déjà cons comme des balais en alternant avec quelques blagues scatos. Ca pourrait être de mauvais gout mais ici on est dans un film de James Gunn, théoricien du looser anti-héros au cinéma, donc ça passe.

On sent que le jeune réalisateur a eu entière carte blanche pour cet opus qui s’assume beaucoup plus comme une comédie contrairement à son prédécesseur qui palissait encore trop des défauts inhérents aux films du MCU. Cependant ne vous attendez pas à voir autre chose qu’un Marvel à l’écran.

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Finalement, c’est davantage l’affiche colorée, la bande annonce du SuperBowl et la Soundtrack qui resteront en mémoire plus que le film lui même

C’est en discutant de ce dernier film nous passions devant le restaurant de toutes les passions : le Five Guys de Bercy. Peu de monde : une aubaine pour se nourrir. Malheureusement nous étions déjà rassasiés. C’est alors qu’une suggestion vint à mon oreille : le Milk shake Five Guys. Cette suggestion fut lancée par un ami dont je tairais le nom, grand admirateur du fast-food et de son Milk shake éponyme.

Ah, le Milk shake ! Malgré mon amour pour cette boisson, je ne m’étais jamais essayé à la version Five Guys (le déficit de ma carte bleue ne pouvant excéder 400 euros). Cependant, l’éuphorie l’emporta et je me tenta à essayer cette douce boisson. Erreur fatale.

« Demandez votre Milk Shake avec du Bacon »

J’arrive devant le guichet suite à l’interpellation de la jeune femme derrière la caisse. Ma tête tourne en voyant la dizaine de gouts proposés. Vous vous demandez peut être si j’ai la migraine facile, je vous répondrais que non : la particularité de Five Guys est simplement de proposer à ses clients une étendue de gouts que le client peut mélanger à souhait, que ça soit pour les burgers où tout autre nourriture. En fait, le client « crée » son burger et ce qui le compose, à la manière dont il choisit la composition de son « milk shake ». Des milliers, que dis-je des milliards de possibilités s’offraient à moi ! En surestimant mon estomac, j’ai alors commandé un fabuleux mélange Vanille-Chocolat-Café-Morceaux d’Oréo-Lait-Banane-Cacahuète. C’est alors que j’eus terminé mon listing que je vis, dans le coin inférieur du menu, la phrase suivante : demandez votre Milk Shake avec du Bacon.

Le gout Bacon. Dans un Milk shake mesdames et messieurs.

Comment pouvons-nous résister à tant de gras, à tant de maitrise des calories et du combo sucré salé. Comment sommes-nous arrivés à un stade où il semble concevable d’insulter à ce point la communauté porcine qui se voit plongée dans une gelée sucrée de lait de vache tantôt liquide tantôt réfrigérée. Moi, j’applaudis.

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Crédit photo: Maxisciences.com

Comprenez-moi, je ne pouvais résister à cette tentation, fruit du surplus occidental, résultante de la surconsommation du rêve américain. Alors je le commanda et je commença à le boire.

Analysons tout ça par gorgée.

Première gorgée. Force est de constater que la paille de Five Guys est trop petite dans sa largeur pour que le consommateur puisse absorber correctement les bouts de cochons. -1 pour la conception les mecs, c’est pas chouette.

Malgré tout, je réussi à faire croquer sous ma dent quelques gouts de Bacon. La fusion des saveurs fut vraiment satisfaisante, à l’opposé du dégout que je pus avoir en premier lieu.

Deuxième gorgée. Toujours aussi chouette, même si mon dit ami trouva ça ignoble au gout.

Moi j’aime bien.

Troisième gorgée. Jusqu’ici tout va bien. Jusqu’ici tout va bien.

Quatrième gorgée. Ah, un bout d’oréo. Suivi d’un bout de bacon. Pourquoi pas.

Cinquième gorgée. Au fait, comment va mon estomac ?

Sixième gorgée. Pas bien apparemment.

Septième gorgée. Je constate qu’une grosse couche de cochon reste au fond de mon Milk shake.

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Oui, c’est bien du Bacon mélangé à du lait et à de la glace fondue que vous voyez

Finalement il n’y eut pas de Huitième gorgée puisque je jeta mon Milk Shake là où il aurait dû résidé depuis longtemps: c’est à dire dans la poubelle. Triste destin pour mes 6 euros 50 investis pour une boisson censé changer la face du monde, mais qui ne fit rien d’autre si ce n’est provoquer un puissant mal de ventre, du métro jusqu’à chez moi. Il semble que la fusion des saveurs soit juste une utopie destinée à accélérer l’arrivée du diabète chez une génération accro au glucose.

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Notez que dans la poubelle, il y réside un autre Milk shake du Five Guys, preuve visuelle que leur destinée est de finir remplir les poubelles françaises.

Milk Shake et ex maléfique

Toujours tenté par cette abomination de la nature ? J’ai l’argument qui pourrait vous faire changer d’avis:  prendre le Milk shake de Five Guys avec des morceaux de Bacon, c’est comme recoucher avec une ex. Bien entendu je m’explique.

Cela commence toujours par un ami qui vous le suggèrera. Toujours.

Vous trouverez l’idée étrange.

Plus vous y réfléchirez, plus vous vous direz qu’il faut vous lancer. Après tout il n’y a aucun mal à ça, vous pourrez passer un bon moment, sans rancœur.

Une bonne amputation à votre portefeuille plus tard, lorsque vous commencez tout doucement, vous ressentirez sans doute ce plaisir inhérent que vous connaissiez de votre ex. Avec un gout bien cochon en plus.

C’est lorsque des palpitations dans votre bas ventre se feront ressentir que vous vous dites que, quand même, c’était une idée bien naze. Vous finissez ainsi en PLS (Position Latérale de Sécurité) dans la ligne 13 du métro, à 45 minutes de chez vous après avoir été incapable de finir la dite boisson que vous aurez jeté à la poubelle, plein de rancœur et de regrets.

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Dans ma métaphore, je ne jette pas mon ex à la poubelle. Contrairement au Milk shake que je ne pu finir.

Ainsi, comme le disait alors Hubert Koundé dans La Haine de Kassovitz, « Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage. »

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