PATERSON, retour sur un long-métrage poétique

Oups l’article oublié dans le fond du tiroir. Paterson, le dernier film de Jim Jarmusch est sorti en décembre 2016, retour sur un long-métrage poétique.

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D’abord, pour vous faire un petit rappel, Paterson raconte l’histoire de Paterson qui vit à Paterson (non je ne me suis pas trompée et oui c’est une allitération). La ville de Paterson semble être le berceau de nombreuses célébrités, notamment littéraires. Cette ville est un espace clos dans lequel évolue le protagoniste. C’est une sorte de bulle, peut-être élément réducteur et paralysant des ambitions des habitants. Mais l’allusion récurrente aux différentes célébrités qui en sont originaires fait penser que, peut-être plane une certaine bénédiction sur cette ville qui est le foyer de profils singuliers.

C’est notamment le cas de Paterson, incarné par Adam Driver que l’on (re)découvre dans le rôle d’un chauffeur de bus attachant. Paterson partage sa vie avec Laura (Golshifteh Farahani) et leur chien, Marvin, un bouledogue anglais. Laura est un personnage très rêveur. Elle est très créative et manuelle, elle se projette constamment, à la recherche de nouvelles expériences pour remplir les journées qu’elle passe chez elle. Malgré leurs différences très prononcées, le couple s’aime c’est évident. Ils se disent tout, ne cachent rien à l’autre, la seule chose secrète reste les poèmes de Paterson.

Effectivement, c’est un poète amateur qui regroupe ses écrits dans un cahier. Jim Jarmusch fait le choix de faire apparaître à l’écran, les mots de certains poèmes. Avec cet effet de surimpression et de fondu, le réalisateur offre des plans lumineux et poétiques.

Ensuite, on voit que le film repose sur une dualité très marquée : Paterson n’a qu’une passion celle d’écrire tandis que Laura en change tous les jours ; les motifs noirs et blancs sont très présents dans la maison du couple comme pour rappeler à quel point ils sont différents et plusieurs couples de jumeaux font leur apparition de manière systématique au fil des séquences.

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En réalité, Paterson apparaît coincé entre son quotidien de conducteur de bus, sa femme qui paraît très envahissante par son enthousiasme constant et Marvin, le chien avec il ne partage aucune affection en dépit de leur promenade quotidienne.

Néanmoins, et malgré la beauté indéniable de certaines scènes, le film de deux heures peut paraître long, ce sera la seule critique que je ferais, vous jugerez le reste.

Finalement, impossible de ne pas parler de l’immense clin d’œil fait à Wes Anderson et aux petits malins qui ont vu Moonrise Kingdom, je vous laisse découvrir par vous même ce dont il s’agit, mais c’est brillant !

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