ACRIMONIE JOYEUSE DE LA SEMAINE On va à la ville

Ce weekend était pour moi, un de ces weekends où la provinciale que je suis part profiter des joies culturelles parisiennes. Presque comme une obligation, face l’angoisse de perdre mon temps j’ai couru à droites et à gauches de la capitale ce weekend. Passage obligé au Palais de Tokyo :  j’ai vu Abraham Poincheval enfermé dans sa pierre de calcaire depuis déjà trois jours, j’ai eu l’extrême gène d’assister à l’assouvissement de ses besoins vitaux par écran interposé. Je suis restée fascinée vingt minutes devant « Rites and Aftermath » l’installation de Dorian Gaudin. Les jeux de sculptures et de vidéos de Taro Izumi Pan méritaient également d’y jeter un coup d’oeil, mais dans l’immensité du Palais, j’ai ressenti une légère frustration face à mon manque d’enthousiasme pour la majorité des pièces exposées. Dans l’objectif de découvrir un nouveau lieu d’exposition à chacun de mes passages à Paris, je suis allée à la Maison Rouge cette fois-ci. À deux pas de Bastille ouvrait tout juste ses portes l’exposition « Esprit Français, contre-cultures ». Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Conclusion, si vous n’en pouvez plus de l’art contemporain et que vous ne vous sentez pas de taille pour une expo aux archives nationales, la Maison Rouge est alors un bon intermédiaire. On reste facilement deux heures dans l’expo sans atteindre le trop plein culturello/intellectuel (petite anecdote où je raconte ma vie encore plus que d’habitude, ce matin de retour à l’école je me retrouve par hasard assise à 5 mètres du commissaire de l’expo, voilà).
Mais ne vous méprenez pas, si j’étais sur Paris ce weekend ce n’était pas pour Topor, Hocquenghem, Pierre&Gilles et Orlan, mais plus pour le minois de Loyle Carner ! On s’est découvert par hasard il y a plus d’un an par le biais d’un concert de Rejie Snow et mon affection pour King Krule. il ne m’avait à l’époque fallu que trois minutes pour tomber sous le charme.

Samedi soir j’avais donc rendez-vous avec mon âme soeur au Badaboum, moi et cinq cents autres personnes… Malgré tout entre lui et moi ça à très mal commencé, monsieur m’a fait poireauter près de deux heures avant de se pointer ! Si son premier EP s’appelait « A Little Late » aujourd’hui je comprends pourquoi ! En première partie on a eu la surprise de découvrir Barney Artist un chic type (j’adore cette expression) qui adore les soirées de mariages apparemment. Malheureusement donc après que Barney ait réveillé nos âmes il a fallu prendre notre mal en patience avant l’arrivée de monsieur Carner. Quand il est enfin arrivé, le rappeur semblait out of the place pendant quelques minutes, l’oeil qui disait merde à l’autre, semblerait il qu’on boit pas que de l’Evian en backstage ! Mais tout est pardonné Loyle car tu nous as ensuite offert un live énergique et mémorable. Loyle t’es un bébou, voilà c’est tout. Plus attendrissant il y a peut être une portée de chatons, mais encore je n’en suis même plus sûre ! Je n’oublierai pas de si tôt ta freckled-face et surtout ta musique aujourd’hui et pour longtemps encore sonne dans mes oreilles au son de Yesterday’ Gone ton premier album fraichement sorti le mois dernier.

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