ACRIMONIE JOYEUSE DE LA SEMAINE Ellipse narrative

J’ai peur d’avoir vu trop grand. Je crois que la réalité me rattrape. En écrivant une fois par semaine comment ai-je pu croire qu’il me serait faisable de couvrir ici la fashion week  ? Seulement la semaine dernière j’ai écrit publiquement (enfin quelques personnes ont pu le lire) que je m’y tiendrai. Alors, coûte que coûte, je vous servirai quelque chose, espérons le, comestible.
La semaine dernière donc, j’ai fait impasse sur la mode italienne m’étendant sur la semaine londonienne.  Aujourd’hui le devoir me rattrape et il va bien falloir que je m’y colle avant d’entamer le long séjour parisien. À grands coups de préjugés la mode italienne est pour moi ce que Sorrentino filme dans les soirées jet set de La Grande Bellezza ou dans la garde robe du Young Pope. À grands coups de préjugés ? Ok ce ne sont pas des vérités générales, mais le costard moulé, la bagouse en or, l’imprimé léopard, la fourrure ostentatoire et la peinture renaissance étaient bien présents sur les podiums. Oui le bling bling était de la partie.

milanbeurk

Oui, Dolce Gabbana ont fait défiler des youtubers (plus ou moins ce qui se fait de pire, oui il y avait Cameron Dallas et Marcus Butler (oui je me suis renseignée)) oui Jeremy Scott chez Moschino nous a offert un plateau de G.I Joe doré, oui Donatella a encore sorti le simili cuir rouge et noir, et oui chez Emporio Armani on portait encore la chemise moulante avec une paire d’aviator. Oui, mais tout n’est pas si noir ( ou brillant chromé ).

milancool

Prada a joué la sobriété, celle 70’ dad en velours côtelé sable qui rentre du boulot et qui se prépare à passer un weekend tranquille. Le premier rang était assis sur des lits, tranquille quoi. On a eu Fendi va au ski, de bonne humeur et bien empaqueté , Marni toujours tout doux, lumineux aux motifs soignés, et des Vamps en jogging et pantalon trop court chez MSGM.
Pour ce qui est de la fashion week parisienne en revanche je serais plus tentée de dire que j’aime tout sauf Balmain ! Constatation faite, il me faut maintenant choisir, je ne peux écrire sur tout dans cette chronique. Mais comment choisir (en évitant Balmain) ? Facile, sans aucune justification, de façon purement aléatoire !

balenciaga-vuitton
Entamons avec la collection Vuitton pour laquelle je suis mitigée. Kim Jones, ta collection est belle, rien à dire, mais pourquoi cette collaboration avec Supreme ? Les collaborations avec les marques de streetwear sont choses communes aujourd’hui, si tu décides d’en faire une, fait le de façon plus subtile ! Colle pas juste trois bananes rouges logo blanc sur tes parkas en cuir. Et puis qu’est-ce que Supreme et la maison Vuitton ont-ils bien en commun hormis leur popularité dans l’industrie de la contrefaçon ?
Dans la Logomania il y a eu aussi Balenciaga. Le logo politique c’est un peu le dada de Demma Gvasalia (monsieur VETEMENT) alors cette fois-ci c’est le travail de l’équipe com de Bernie Sanders qui était à l’honneur. À travers la diversité des âges des modèles et les tenues débraillées, c’est l’américain moyen qui va au boulot qui défilait chez Balenciaga.

rick-owens
Au royaume de l’excentricité Rick Owens serait roi (ou l’être maléfique qui chuchote à l’oreille du roi) et on défilait avec la même coupe que le souverain dans son duvet cette année. Chez Thom Brown le costume gris était disséqué et redispaché sur les corps et on ne pouvait s’empêcher de penser au travail de Rei Kawakubo de la saison de l’année dernière. Je finirai cette semaine parisienne abrégée sur ce qui est peut-être ma collection préférée, celle de Walter Van Beirendonck, outsider de six d’Anvers aux allures de leprechaun. Il aurait clairement pu être graphiste, il en fait  des vêtements, très bien, j’adhère.
Cette chronique est déjà bien longue mais je ne peux m’empêcher de sortir légèrement de la ligne éditoriale aujourd’hui (pardon la rédac). Samedi je n’étais pas à Washington, on était pas deux millions, mais samedi j’étais à Lyon parmi ceux qui ont encore à cœur de protester, parmi ceux qui refusent de s’enfermer chez eux. Samedi j’étais à la Women’s March et samedi le États-Unis ont prouvés que tout n’était pas foutu.

photos @Vogue

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s