Personal Shopper

            Le nouveau Assayas est sorti le 14 décembre dernier, soit un petit moment déjà. Il s’agit du seizième long métrage du réalisateur, à qui on doit Après Mai et Sils Maria, notamment.    Rapidement, Assayas, dans Personal Shopper, nous emmène dans le quotidien de Maureen (Kristen Stewart), qui gagne sa vie en étant donc la « personal shopper » d’une célèbre fashionista. Or, il se trouve que Maureen est également médium et qu’après avoir perdu un proche et fait une promesse, elle se doit d’exercer ses talents. Je n’en dirai pas davantage puisque l’intrigue du film repose sur une succession d’événements surnaturels, inquiétants, sur un certain suspens et une volonté du réalisateur de perdre son spectateur dans un tumulte d’interrogations, qui ne trouveront leurs réponses qu’au moment du générique de fin (ou pas).

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            Ainsi, dans Personal Shopper on retrouve Kristen Stewart, vue dans Sils Maria dont sa prestation lui a valu de remporter le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2015. Dans ce nouveau long métrage elle occupe le rôle principal et se trouve dans pratiquement tous les plans. De cette manière la réussite du film passe, entre autre, par son jeu. Heureusement, Kristen Stewart signe une performance efficace et convaincante. Alternant entre une apparence et une attitude masculine puis avec des traits très féminins, on s’attache rapidement à ce personnage perdu et troublé dont les aspects de sa vie professionnelle viennent se mêler avec sa vie personnelle.

            Je dois insister sur un point, la qualité du film repose, en plus du jeu des acteurs, sur la grande technique et expérience d’Olivier Assayas, qui nous montre une nouvelle fois l’aisance avec laquelle il maîtrise son art. Aucun détail n’est laissé au hasard et demande une grande attention du spectateur afin de déceler les éléments importants à la compréhension de l’histoire et à sa beauté. De la lumière aux effets sonores en passant par la mise en scène, Assayas nous livre, lui aussi, une prestation remarquable, comme le témoigne la distinction reçue par le film au Festival de Cannes de 2016, celle du Prix de la mise en scène.

            En définitive, Personal Shopper est un film troublant, faisant preuve d’une technique remarquable, au service d’une beauté apparente de chaque plan. La fin de l’intrigue vous laissera sûrement sceptique mais elle vaut le détour. Et puis n’est-ce pas l’intérêt même d’un film parfois ?

@maelletreb

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