ACRIMONIE JOYEUSE DE LA SEMAINE All my tears, all these tears Everything I believed in, baby…

Pour cette semaine je comptais vous refourguer la chronique de la semaine dernière qui, par oublie, fatigue et désespoir c’est oublié dans la boite de réception de la rédaction ou tout bêtement dans la mienne. Ce n’était pas forcément très brillant, ça parlait de Noël, c’était une liste d’achat imaginaire pour un budget imaginaire. Je voulais donc vous la resservir sur un plateau avec une ou deux lignes d’introduction et de pardon. Oui mais voilà, la fatalité n’avait pas prévu la chose ainsi, la chronique est ajournée. Bien triste nouvelle, j’avais omis dans ma liste la mort de Georgios. Pour cette fois, je lève alors les yeux de mon nombril pour plonger dans les siens (par écran rétina interposé) et faire de cet espace l’épitaphe de ce grand homme.
Last Christmas pour le chanteur de Wham! en effet. Crack et attentat à la pudeur, mais aussi mèches peroxydées, chemises ouvertes et justaucorps voilà qui était Georgios. Georgios c’est bien sûr « I’m never gonna dance again, Guilty feet have got no rhythm, Though it’s easy to pretend, I know your not a fooleuuh !! Tinninnin Tin Tinnininin Tinninnin Tin Tinnininin »  et si ce saxophone restera à jamais gravé dans nos mémoires, moi, c’est surtout le clip qui me procurera une persistance rétinienne pour l’éternité. Cinq minutes de pur bonheur…
Miami en travelling, fondu sur Georges qui empoigne des grosses cordes de marin… Des regards caméras si profond que même Godard il aurait pas osé… George en mini short/créoles qui embrasse sa dulcinée ( en fermant très fort les yeux en imaginant que c’est un dude) … Fondu. George mélancolique en costard croco (il sait déjà qu’il a fait une connerie)… tromperie et adultère sur le voilier …. du sexe dans du satin rouge sous des stores vénitiens… tout s’effondre, fin de la romance, prit en flag… George finit seul sur le balcon le regard perdu dans un coucher de soleil flamboyant…
On le vie ce clip !
I want your sex… même recette, les mêmes regards caméras, des draps toujours en satin, des boucles d’oreilles hyper discrètes et des nanas… ( enfin Georges on le sait que tu préfères les torses poilus !).
Georgios sait nous faire passer des émotions sincères et fortes. C’est une diva Georgios, il travaille l’image et le look, c’est si beau que j’en ferai bien un papier peint en dégradé du mini slip de Club Tropicana au sweat rose mitaine jaune de Wake me Up.
Aujourd’hui donc deuil national au pays du kitsch et je noie mon désespoir dans la playlist France Inter hommage à un ange parti trop vite… ( un ange parti trop vite… là je crois que j’ai atteint le nec plus ultra du kitsch et je peux conclure).

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