Acrimonie de la semaine : mondanité et amour-propre

Le cap est passé ! Mon premier article étant publié, je me retrouve dans l’obligation de récidiver ( il faut bien attendre quelques mois avant d’échouer avec dignité ). Si introduire les prémices du projet est chose facile, quand le deuxième round arrive, la tâche est plus ardue. Peut être comme au début d’une conversation téléphonique avec mamie, je peux parler de la météo ? Les débuts ensoleillés de la semaine nous ont imposés ses bonnes nouvelles avec l’abrogation du tracé de la pipeline en Dakota du Nord puis, tout est revenu à la normal, le froid a repris le dessus et Hanounah a fait tâter ses parties génitales à sa collègue.

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Cette semaine, pour cette review ma ligne éditoriale sera plus « ministère de la culture kinda vibes » ( peut être par souhait d’évoluer dans un monde où l’acronyme TPMP n’évoque rien ). Mardi on a eu le droit aux résultats du Turner Prize à la Tate Modern. Le Turner Prize c’est à l’air contemporain ce que le Pulitzer est au journalisme : C’est chic, c’est mondain, c’est prestigieux et ça brasse de la maille ! Depuis 1984, tout les ans, les saints patrons de l’art contemporain élisent un lauréat qui empochera un joli pécule de 40 000 livres parmi une présélection de quatre artistes de moins de cinquante ans. La « petite bande » ( ils sont aujourd’hui près de 300) de Charles Saatchi et compagnies ont choisi de décerner leurs honneurs à Helen Marten face à Michael Dean, Anthea Hamilton et Josephine Pryde. La jeune britannique n’en est pas à son premier prix cette année, elle a déjà reçu le Hepworth prize for sculpture il y a quelques mois de ça, empochant par ailleurs la jolie somme de 30 000 livres. Ces installations comme un bric à brac sont, selon ces propos la concrétisation de ses pensées et associations mentales. Elle dit qu’exposer dans les galeries reviendrai à crier « Fuck off » au public, même si les curateurs n’en sont pas forcément conscients. En tout cas ils ont eu conscience qu’il y avait dans ce bazar de l’argent à se faire ! Dans les prochains mois il faut s’attendre à voir les prix d’un Helen Marten d’envoler, alors dépêche toi si tu en veux un dans ton salon.

Installation View 2016 © Annik Wetter
Installation View 2016 © Annik Wetter

Jeudi pour alimenter mon orgueil et sortir si ce n’est qu’une soirée de mon diction funeste à Gilmore Girls je suis allée au ciné-club. J’ai passé mon tour pour la première partie de soirée m’évitant de revoir Blow Up d’Antonioni que j’aime et je déteste, les deux à la fois. Au balcon d’un cinéma pittoresque et branlant j’ai donc vu Blow Out de Brian De Palma. En vue des vacances de Noël peut-être, les cinephiles aguerries et acariâtres en charge de la programmation nous on offert cette fois un film simple et à la porté du public. Obsédé par l’assassinat de John F. Kennedy ( http://cinema.arte.tv/fr/brian-de-palma-et-john-f-kennedy-blow), le Blow Up de De Palma raconte comment un ingénieur du son, témoin de l’accident de voiture mortel d’un candidat à l’élection présidentielle cherche à prouver qu’il s’agit en fait d’un assassinat. Remplaçant l’appareil photo de Thomas dans Blow up par un magnétoscope pour Jack ( aka John Travolta ) De Palma nous offre une remake un peu plus kitsch d’Antonioni qui sera initialement son plus gros bide. Des références à Hitchcock risible, une bande son décalée et une fin en apothéose, une fois n’est pas coutume on s’est marré au cinéclub.
Pour conclure cette rubrique, cette semaine j’ai lu Le droit à la Paresse de Paul Lafargue et, en tout honneur, par flemme, je ne vous en dirai pas plus et je retourne à Gilmore Girls.

@Mo

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