AVANT PREMIÈRE / La Communauté de Thomas Vinterberg

La Communauté de Thomas Vinterberg

Du 25 novembre au 2 décembre à Poitiers, c’est le « Poitiers Film Festival ». Nous nous sommes bien évidemment rendu sur les lieux et nous avons pu découvrir plusieurs films tel que celui dont je vais parler ci dessous : «  La Communauté » de Thomas Vinterberg. Film nominé dans 7 catégories au « Festival de Berlin 2016 » et qui a pu remporté un prix avec celui de la meilleure actrice Trine Dyrholm, dans le rôle d’Anna.

Samedi 26 novembre c’était donc l’avant première du film au Théâtre Auditorium de Poitiers, après avoir vu la bande annonce et lu le synopsis, je me suis empressée d’acheter ma place et de me rendre sur les lieux pour 20h30.
Dès les premières images, le public est plongé dans les années 70, à l’époque où se déroule l’histoire, au Danemark. Un couple constitué d’Erik (Ulrich Thomson) un professeur d’architecture et d’Anna (Trine Dyrholm) une célèbre présentatrice de télévision ainsi que leur fille de 14 ans Freja (Martha Sofie Wallstrom Hansen), visite une une gigantesque et somptueuse maison qu’Erik hérite de son père. Beaucoup trop grande pour eux, Erik souhaite vendre la maison mais sa femme aimerait changer leur habitudes, essayer quelques chose de nouveau, ils décidèrent alors d’inviter quelques amis et de créer une communauté, d’ou le titre du film.

Le premier de leur ami à rejoindre la communauté est le plus ancien et le plus proche de la famille, nommé Ole (Lars Ranthe), le personnage est drôle et il devient vite le meneur de la communauté grâce à son fort caractère. Le deuxième ami à intégré la maison est une femme libérée assez naïve et surtout une innocente hippie nommée Mona (Julie Agnete Vang). Les suivants à arriver sont en couple, Steffen, un homme assez trapu qui aime boire beaucoup de bière et ne donne très peu son avis (Magnus Millang) accompagné de sa femme Ditte, une amie proche d’Anna (Anne Gry Hennigsen) ainsi que leur petit garçon, Vilads, au regard charmeur âgé de six ans qui souffre d’une anomalie cardiaque et s’en sert pour amadouer les filles en répétant qu’il ne devrait pas dépasser l’âge de neuf ans (Sebastian Gronnegaard Milbrat). Le dernier à rejoindre la communauté est un immigré, ruiné, sans travail nommé Allon (Fares Fares), au début du film, le personnage pleure beaucoup et se fait passer pour la victime mais tout au long on le voit murir et devenir une personnalité fort au sein de la maison.

Les membres de la communauté fixent des règles de vie toute suite et se réunissent pour prendre toutes les décisions ensemble en les soumettant à un vote. Ces décisions concernent aussi bien le choix de celui qui ira acheter la bière que l’acceptation de nouveaux membres. Le système semble parfaitement fonctionner la plupart du temps. Mais après quelques semaines au sein de la communauté Erik se lasse de cette vie, il s’ennuie et devient distant avec sa femme Anna. C’est alors qu’il rencontre et tombe amoureux d’une de ses étudiantes, Emma (Helene Ringard Neumann, l’épouse du réalisateur) qui ressemble étrangement à sa femme, grande blonde aux yeux clairs mais avec 20 ans en moins. La vie d’Erik au sein de la communauté est alors remise en question car celui ci vie en dehors de la maison avec sa maitresse. Il décide donc de l’avouer à sa femme, et celle ci, après tout l’excuse et lui propose de faire venir Emma dans la communauté. Mais on comprend rapidement qu’elle regrette vite cette proposition. Anna devient alors une femme dépressive, elle perd son mari, son travail ainsi que sa joie de vivre.

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Par ce film, le réalisateur a voulu nous montrer et nous faire découvrir l’ouverture d’esprit des couples dans les années 70, une époque dans laquelle il a pu vivre.
Ces personnes qui après s’être mariés, avoir eu un enfant et dépasser la quarantaine souhaitent changer, découvrir de nouvelles choses. Thomas Vinterberg voudrait il nous faire comprendre que cette ouverture après une vie commune à deux semble difficile voir même inimaginable? Dans son film en tout cas le couple se détruit par jalousie, possessivité mais surtout par le temps qui passe. L’homme tombe amoureux d’une jeune femme et son épouse devient dépressive à cause de son âge. Mais dans tout cela, que devient leur fille? Ils abandonnent tout les deux à savoir les sentiments qu’elle puisse éprouver mais c’est elle qui souffre le plus de la situation, en apprenant la première l’amourette de son père en découvrant Emma dans le lit de ses parents. Freja souffre en cachette des disputes et du mal être de ses parents pourtant elle ne dit rien, c’est donc pour cela que personnellement je me suis beaucoup attachée au personnage en pensant d’ailleurs que ses parents sont tout les deux égoïstes. Mais c’est quand même cette jeune fille de 14 ans qui va permettre à sa mère de s’épanouir petit à petit tout au long du film grâce à l’amour qu’elle trouve dans les bras de son petit copain, puisque sans lui elle ne reçoit aucune marque d’affection.

Pour conclure, « La Communauté » est un film comportant des scènes humoristiques mais aussi beaucoup de scènes qui mettent dans l’embarras, sans doute le but du réalisateur danois. C’est une histoire dramatique qui se termine sur une petite note d’amour, je ne sais pas si c’est une fin heureuse ou triste mais ce film m’a laissé sans voix, tant par ses couleurs pastels qui m’ont transportées directement dans les années 70 que par son scénario non conventionnel.

Sortie au cinéma le 18 janvier 2017 !

@jujulaberlue

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