Planétarium, la tête dans les étoiles

Mercredi dernier sortait le dernier film de Rebecca Zlotowski, jeune réalisatrice, issue de l’école parisienne de La Fémis, Planétarium. Porté par Natalie Portman, Lily-Rose Depp et Emmanuel Salinger, le long-métrage est d’une beauté dérangeante. Beau visuellement mais dérangeant au niveau de l’intrigue.

« Je ressentais la nécessité de commenter le monde glissant, crépusculaire, dans lequel on est entré, avec les outils du romanesque. Je pensais à cette phrase de Duras si inquiétante quand on y pense :   « On ne sait jamais ce qui est sur le point de changer » »

Rebecca Zlotowski

            Effectivement, le travail de la réalisatrice s’exerce de manière éclatante, notamment celui de la lumière qu’elle associe avec des mouvements de caméra gracieux qui nous émerveillent. Cette beauté prend toute son ampleur notamment dans une séquence du film, un gros plan sur Natalie Portman que je ne dévoilerai pas plus ici, mais elle déciderait les plus sceptiques à aller voir le film. Petite information technique, Zlotowski a tourné avec la caméra Alexa 65, notamment utilisée pour quelques scènes de The Revenant, mais il s’agit d’une première dans la mesure où elle a servi pour tourner la totalité de Planétarium. On voit également qu’un souci particulier a été accordé au montage, très réfléchi.

            Ensuite, le film peut être qualifié de dérangeant pour cause de l’intrigue, inspirée de faits réels, l’histoire des sœurs Fox qui auraient inventé le spiritisme aux États-Unis au XIXème siècle. Ce caractère perturbant des sciences occultes est renforcé par l’ambiguïté de la relation qu’entretient le trio des protagonistes que je ne compte pas vous décrire, respectons le mystère du film. Quoiqu’il en soit le scénario est intelligemment ficelé, et pour cela, il faut saluer le travail de Rebecca Zlotowski et de Robin Campillo, à qui on doit notamment Entre les murs. L’histoire se trouve enrichie donc par des faits historiques tels que la figure du producteur Bernard Natan, victime de l’antisémitisme montant des années 1930, dont la réalisatrice caractérise la vie  d’« une sorte d’affaire Dreyfus du cinéma en somme, mais méconnue ».

            Pour dire un mot sur le jeu des acteurs, de mon humble avis, dire que Natalie Portman est incroyablement magique dans son jeu est un pléonasme alors je ne vais pas m’étaler, vous jugerez par vous-même. Quant à Lily-Rose Depp, elle est étonnante, davantage passive que dans La Danseuse de Stéphanie Di Giusto ce qui est intéressant à observer. Enfin, Emmanuel Salinger complète ce trio sublime avec un jeu très juste. On notera la participation de Louis Garrel pour le plaisir des yeux et celle de Camille Lellouche.

            Finalement, je ne peux que vous encourager à aller voir Planétarium, la beauté des images, celles des acteurs est immanquable ! Pour sûr, il ne vous laissera pas indifférent.

 

Une réponse sur “Planétarium, la tête dans les étoiles”

  1. Planétarium est un super film. Le rôle principal est mené à la perfection par la ravissante Natalie Portman. L’intrigue, quant à elle, est remplie de mystères, ce qui m’a réellement captivée.

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