Anarcute, quand les PetShop prennent le pouvoir.

Des chatons adorables aux grands yeux luisants, des couleurs vives toutes droit sorties d’un paquet de skittles, des petits cris et miaulements pour accompagner la bande son,… Anarcute a, à première vue, tout pour plaire au premier bambin venu. Tout du moins, jusqu’à ce que les boules de poil ne se mettent à balancer des Fiat Panda sur le premier policier venu. Vous allez vite le comprendre : Anarcute est un simulateur d’émeute jonglant entre le kawaii et le grotesque, vous faisant rager de plaisir et recommencer certains niveaux encore et encore avec un certains masochisme.

Vous commencez le jeu en plein Tokyo, à la tête d’une dizaine de manifestants pelucheux, provenant de trois espèces différentes (je vous rassure, votre horde ressemblera bien vite à une vraie arche de Noé). Votre objectif : rallier un maximum de bestioles à votre cause pour prendre possession de plusieurs points de contrôle indiqués sur une mini-map. L’opération semble simple, mais c’est sans compter sur les vils agents de sécurité prêts à vous arracher sauvagement moustaches et coussinets. Anarcute a l’allure d’un jeu d’arcade dont on enchaîne les niveaux le plus rapidement possible pour espérer caresser son dénouement. Mais heureusement, il ne se limite pas à cela. Nombreux seront ceux qui recommenceront certains levels gargantuesquement difficiles uniquement pour libérer je ne sais quelle bêbête à poils, sauvagement gardée par une meute de militaires dans une ruelle sombre. Et plus on pense maîtriser le jeu, plus il nous surprend à coup de snipers bien fourbes, de refuges blindés ou encore de CRS-Super Sayian. Mais on s’accroche tout de même aux rideaux, dans l’espoir de découvrir « Oh ! Un poulpe prisonnier ! Trop kawaii » et de l’ajouter à notre bestiaire. Ah si si, je vous assure, cela mérite bien quelques heures de jeu supplémentaire tant la satisfaction est intense ! Quand je vous parlais de masochisme …

Mais le charme d’Anarcute ne tient pas tant à son gameplay, qu’à son graphisme. Frais, coloré, fun, mignon (mais ça, plus la peine de le préciser), c’est un vrai parti pris qu’a choisit Anarteam. Le studio français n’aurait pas pu mieux illustrer les pulsions révolutionnaires de nos petites bestioles, le visuel participant lui aussi au ton décalé du jeu. Etonnant qu’il n’ait pas fait plus de bruit auprès des joueurs, même présenté comme un projet étudiant … De plus, il est accessible et pas cher, facile à prendre en main, tout particulièrement à la manette, et prêt à plaire à quiconque s’y frottera. Si vous voulez passer un bon moment sans vous ruiner tout en faisant des strikes de CRS à grand coup d’abribus, Anarcute vous tend les bras. Pour ma part, j’ai terminé le jeu, mené le zoo de Beauval à la tête des plus grandes capitales mondiales et décimé la moitié de la population de ce monde. Je n’ai plus qu’à reprendre le cours de ma banale petite vie telle que je l’ai laissée, l’instinct animal affûté et le poil hérissé, prête à rugir devant la moindre Loi Travail. Je retiens tout de même deux leçons de ce jeu : l’union fait la force, et les Clios ont une très bonne pénétration dans l’air. Il n’y a plus qu’à les mettre en pratique, après ce stage d’entraînement intensif à KawaiiLand. Ça tombe bien, Septembre arrive et la rentrée sociale aussi : ébouriffons notre poil soyeux et affûtons nos abribus, la jungle politique se réveille.

@Pumpkin

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s