Orange Mécanique

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Les œuvres cultes du cinéma:

L’orange mécanique de Stanley Kubrick

Dans les œuvres cultes du cinéma, on parle des films marquant de l’histoire du cinéma. La séance d’aujourd’hui vous présentera l’orange mécanique, sans doute un des films les plus étranges du célèbre et incontournable réalisateur : Stanley Kubrick.

Dans ce film d’anticipation, tiré du livre L’orange mécanique de Anthony Burgess, nous suivons l’histoire d’Alex, un jeune délinquant passionné de viol, d’ultraviolence et de Beethoven., passion à laquelle il s’adonne avec son groupe de droogies (« pote » en russe) dans des quartiers d’une Angleterre post-apocalyptique et qui semble être gouverné par ces jeunes gang de criminels. Pourtant, Alex, trahi par ses propres droogies, sera emprisonné et deviendra le cobaye d’ une thérapie inhumaine, la technique de Ludovico, censé provoquer l’aversion de ces activités criminelles qu’il aime tant dans un cadre expérimental d’éradication de la délinquance.

Autant vous prévenir, ce film est extrêmement dérangeant et très malsain au premier abord. En effet, rien que le début du film nous plonge dans cet univers spécial car on peut voir Alex et ses droogies frapper violemment un vieux clochard mélomane et ensuite profiter de l’hospitalité d’un écrivain pour violer brutalement sa femme sous un air de «singing in the rain», accrochez vous car le début ne vous laisse déjà aucun répit.

Alex et ses droogies ne sont donc pas des héros, car ceux-ci s’adonnent à de terribles activités criminelles. Pourtant on s’attache à Alex, car celui-ci sera aussi une victime de la société progressiste de son époque, il sera un cobaye utilisé pour parvenir aux fins des grands hommes politiques de cette société. Il subira en effet une terrible thérapie par aversion, la technique de Ludovico, appuyé politiquement par le ministre de l’intérieur dans un but de réduire la délinquance dans les rues et qui empêchera ce personnage de survivre dans ce milieu urbain violent et rancunier dans lequel il vit.

Vous le savez donc maintenant, ce film n’est pas à prendre au premier degré. Il faut comprendre la critique et les sous-entendus car ici Stanley Kubrick critique notre société de manière très subtile en nous présentant une dystopie (contraire d’une utopie ) ou les jeunes délinquants et les politiques prêts à tout font la loi. On retrouve ici tout le talent et l’originalité de Stanley Kubrick, car ce film, dérangeant et inhabituel pour l’époque, arrive à nous marquer et à nous faire comprendre les problèmes de l’époque à savoir la délinquance, la violence gratuite et un climat politique instable et désintéressé.

À l’image de Full Metal Jacket ou de 2001 l’Odyssée de l’espace on est facilement choqué par ce côté psychédélique, style très fidèle au réalisateur, et par des personnage atypiques présentés comme des anti-héros. Pour conclure, qu’on aime ou qu’on déteste, on peut bien avouer que ce film reste une œuvre majeure et marquante du cinéma du XXème Siècle…

 

@Kury

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