Interview Hippocampe fou

Certains définissent votre musique comme du « rap alternatif », comment vous situez vous ?

Si alternatif veut dire hors courant ou différent, alors oui on peut parler de rap alternatif. Personnellement j’ai commencé par me situer dans du « rap aquatique » ce qui correspondait à mon nom de scène. Ensuite je me suis lancé dans le « rap céleste » comme l’eau qui s’évapore pour donner les nuages. J’avais cette idée de concept évolutif entre la mer et le ciel. Maintenant si on me demande mon genre musical je répond la « chanson râpée » : c’est pas du rap, c’est pas de la chanson, c’est pas non plus du rap chanté. En gros, c’est des petits morceau avec des thèmes abordés qu’on pourrait plus facilement retrouver dans la chanson que dans le rap. Je veux pas rentrer dans les clichés du rap. J’essaie de raconter des histoires à travers mes chansons. Mais je suis rappeur et j’utilise le rap pour la forme.

 Quelle est ta relation avec le public ? 

Les deux derniers clips que j’ai sorti ont été financé participativement. Mais les album quant eux sont roduit par 30 février. Le public, pour moi, n’existe que lorsque le morceau est terminé. C’est-à-dire que tu l’as déjà écrit et enregistré. Le moment où tu trouves tes idées et que tu enregistre, t’es tout seul et tu réfléchi avec ta tête. Après, le moment où tout se concrétise, c’est lorsque le public te regarde sur scène, qu’il connait les paroles ou pas, et qu’il se prend le morceau en pleine face. Et c’est quelque chose de super jouissif. Justement, moi qui ai fait des études de cinéma et qui ai fait quelques petits court métrages, en montrant mon travail je n’ai pas du tout retrouvé cette sensation. Tu vois ton oeuvre elle est finie et tu y retouchera plus. Alors que dans le spectacle vivant tu peux toujours affiner lia musique même si t’as une ligne directrice. Ici le public est parfait, il était comme on l’imaginait et même encore mieux. Les petits bains de foule qu’on a fait était sympa : le public était là mais n’avais pas envie de nous molester.. y’avais pas ce côté groupie.

Pourquoi le ciel et l’envol ?

Je suis pas quelqu’un de très croyant. Le rap céleste c’est une suite logique du rap aquatique. Toujours dans idée de concept évolutif : on passe de la mer au ciel, l’eau s ‘évapore pour donner les nuages, et du coup le petit poisson que je suis regarde le ciel en se disant « Tiens si j’allais là-bas ». L’album c’est donc un voyage au dessus des nuages avant de retourner à la réalité. là je suis en train de bosser la suite.

 

Retranscrit par @felixperier

Questions posées par @matthbis

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