Critique : Café Society

Ambition. C’est peut-être le seul mot que je retiendrais après le visionnage d’un film comme Cafe Society. J’avais la veille épluché les interviews d’acteurs où les traditionnels « un réalisateur pas comme les autres » ou encore quelques remarques futiles sur les similarités et dissemblances entre personnalité et incarnation fictive n’avaient pas vraiment pu m’aiguiller ou satisfaire mon impatience d’être enfin assise dans le noir en tête à tête avec l’écran de projection. J’ai été jusqu’à regarder Gatsby pour mieux pouvoir comparer les années pailletées américaines communes aux deux oeuvres. Rien de cela ne me préparais à la dernière réalisation de Woody Allen, film d’ouverture du Festival de Cannes 2016.

Un film rythmique où vous devenez l’espace d’une heure et demi, le rejeton juif d’une famille haute en couleur qui ne manquera pas d’alléger le film dans ces instants les plus graves. Une certaine audace dans des plans qui jonglent entre la ville de New-York où est implantée la famille de « Bobby » , le personnage principal, et à Hollywood chez le tout-puissant oncle Stern. J’ai été charmée par un garçon poli mais réservé, un peu gauche certes mais honnête, qui vit dans cette époque magique où échanger quelques mots avec les bonnes personnes et être présent dans certains lieux à des événements bien précis peut faire de vous le plus connu et recherché des hommes.

Woody Allen disait vouloir « refaire du comique » avec ce film, mais il ne voulait pas un comique bas de gamme et il nous le prouve. Avec des stéréotypes habilement tournés mais surtout des plans parfois hachés qui donnent le sentiment d’un question/réponse entre les scènes. Pour nous faire rire, le réalisateur a misé sur ses personnages magnifiquement incarnée par le casting ainsi que sur le cocasse des quiproquos et des ambiguïtés de l’intrigue.

Là où le film pêche un peu – à mon goût – c’est peut-être dans l’utilité et la fonction de ses personnages. J’attendais certaines actrices avec impatience et c’est avec regret que je n’ai pu qu’apercevoir leur joli minois une brève minute ou encore m’interroger sur leur degré d’importance réelle au scénario. Il est indéniable que ça fait très classe de voir tout ces noms familiers sur l’affiche, les revoir enfermés dans des rôles quasiment tertiaires beaucoup moins.

Le film est bon. Le message qu’il dégage devrait vous donner l’énergie nécessaire à croire en vos ambitions ou à commencer à en avoir, c’est selon. Il vous promet quelques fous rires, discrets ou non (personnellement dans ma salle c’était assez communicatif), et une profusion de champagne et de strass comme on imagine les 30’s à Hollywood comme à New-York.

@LesYeuxBruns

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