La tête sous l’eau

La tête sous l’eau

 

À quel moment l’individu prime-t-il sur la communauté à laquelle il appartient, et vice-versa ? À quel moment un investissement dans une cause devient néfaste pour soi-même, pour l’extérieur de cette cause ?

Les relations humaines induisent un échange ; verbal, physique, spirituel, volontaire ou non. Un échange qui, sans nécéssairement être transcendant, nous confronte à un moment qui aurait pu être autre mais qui ne l’est pas, une expérience qui a des répercussions sur nous-même, une expérience réelle donc. Expérience, influences. Notre environnement est comme des pierres lancées sur notre être. Parfois elles creusent durement nos flancs, parfois on limite les chocs. Il est possible qu’elles n’atteignent pas notre essence, il est possible que nous nous ouvrions nous même les veines pour qu’elles puissent nous pénétrer aussi profondément que possible. Nous nous façonnons de l’intérieur en puisant l’extérieur, en puisant dans notre ère, dans celle qui ne nous appartient plus, ou en se projetant dans celle qui sera potentiellement la nôtre mais qui concrètement ne le sera jamais. Nous explorons, nous expérimentons ; nous vivons. Nous nous attachons et nous détachons, nous continuons notre route sans itinéraire précis ou carte. Et nous croisons ceux avec qui nous voulons rester un peu, accomplir un petit bout de marche, de piétinement, de vie.

Nous partageons et recevons diverses influences, nous en rejetons et nous en approprions, nous évoluons.

 

Toujours, toujours essayer d’équilibrer. Essayer de donner autant que l’on reçoit. Essayer de recevoir de toujours plus d’horizons, essayer de marcher la tête en bas, essayer de marcher avec une orange dans la main. Puisque l’influence n’est bonne qu’au pluriel. Puisque nous avons un esprit critique à ne pas trop bercer, ou pire, à ne pas endormir. Les belles idées sont souvent belles parce que leur caractère d’idée leur confère une inaccessibilité qui nous force à en explorer, ou créer, des échelles sans fin pour les atteindre.

 

Trop polir pour rassembler, c’est d’abord exclure de la matière.

 

Allez voir ailleurs.

 

http://www.dailymotion.com/video/xwkvgv_trailer-die-welle-la-vague-by-dennis-gansel-vostfrnl_shortfilms

 

Mojo

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