Classe journalisme

Classe journalisme
© Classe journalisme, René Descartes, Châtellerault

Respectivement professeur de français et documentaliste au collège René Descartes de Châtellerault, ils animent en plus de leur métier principal une classe journalisme qui peut être choisie en classe de 3ème. Avant de se lancer dans cette classe, Jacques Arfeuillère avait auparavant déjà fait, par exemple, une classe cinéma.

La classe journalisme existe depuis maintenant 8 ans, c’est une option de 2 heures. Le but de ce projet est de produire un travail en collectif en s’aidant les uns les autres, tout deux ont mis en place une pédagogie de projet. Selon eux l’école n’implique pas assez ses élèves dans des projets collectifs, d’entraide, ils veulent que leurs élèves puissent développer une conscience citoyenne aussi bien politique que culturelle. Cette classe journalisme est pour eux un moyen de rendre l’école plus ouverte car les élèves ont tendance à penser que ce n’est seulement qu’un lieu fermé. En plus des objectifs personnels propre à chaque élèves de cette classe, il y a aussi des objectifs scolaires tels qu’apprendre à rédiger, à confronter des idées, et s’écouter mutuellement. Les adolescents ont envie de se construire, se cherchent et les pousser à regarder, à comprendre et à interpréter le monde qui les entoures peut les aider. Ils espèrent que cela les rendra curieux, ouvert d’esprit et j’en passe !

« Écrire aide à savoir si l’on a compris son sujet » explique Séverine Lenhard. En effet en traitant de sujet d’actualité aussi bien au niveau départemental que national, les élèves ont une responsabilité et se doivent de se faire comprendre. Chaque séance de classe journalisme débute avec une conférence de rédaction. La classe journalisme travaille aussi avec un journal pour adolescent : Okapi, les élèves font une enquête, un sondage et Okapi en parle, pour cela la classe se rend pendant une journée à Paris.

Lors de la première année Jacques Arfeuillère et Séverine Lenhard travaillait bénévolement, puis cela a été compté comme des heures de cours. Au début ils recevaient des aides du CLEMI, du département, d’entreprises privées et bénéficiaient d’un contrat de cohésion. Ils sont maintenant entièrement financé par la mairie de Châtellerault, et les sorties par le collège. Ils ont aussi un partenariat avec le 4 à Châtellerault. Cette classe continuera d’exister tant que le travail se fera à deux, car c’est réellement un investissement personnel et demande donc beaucoup de travail à la maison comme pour la mise en page, effectuée sur Publisher. Ils essayent de former des élèves à la mise en page, avec des ateliers de découverte. Et pourquoi pas, aussi, lancer une webradio l’année prochaine !

En classe journalisme, les élèves écrivent pour leur plaisir et pour faire partager un point de vue. « L’aberration c’est quand l’école fait écrire pour rien » affirme Jacques Arfeuillère.

Lemah

 

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