Interview Culture Dub partie II

Agathe :
– Y a-t-il d’autre style de musique qui vous attire?
Alex :
– Oui, je fais aussi quelques spectacles pour enfants, je travaille aussi avec beaucoup de     conteurs et là encore c’est le même concept. Je cherche vraiment à faire passer un message     sur ce qu’il se passe. J’ai travaillé avec des artistes du Mali, essayé de transmettre cette     richesse du métissage et d’apaiser les peurs des enfants… Pour moi le conte c’est la même     image que le griot, c’est à dire qu’il va chercher la parole du peuple pour la ramener au roi et     inversement, pour moi la Dub c’est pareil, c’est un son que l’on pose dans une rue et qui va     partager ce quelque chose aux gens. Ce qui est très important, par exemple, beaucoup n’ont     pas accès a la radio en Jamaïque et ils ne savent donc pas ce qu’il se passe au pouvoir, cette     musique est là pour transmettre.
Bref, pour moi le Dub reste mon plus grand plaisir. Il y a cette évolution depuis 15 ans où au     départ, il était difficile de remplir les salles or on trouve de plus en plus de représentations     en ville aujourd’hui, donc on continue de jouer pour transmettre ces bons moments avec un     maximum de public. En plus, ce qui est sympa dans le Sound System c’est qu’on est au     même niveau que le public, c’est un échange qui se crée : ce ne sont plus des gens qui     regardent, mais qui viennent partager un moment tous ensemble, c’est ce qu’on préfère dans     le Dub, une musique qu’on vient vivre.
Mojo :
-Vous nous avez parlé de votre situation dans le passé et d’aujourd’hui, mais avez vous     d’autres projets pour l’avenir?
Alex :
– Oui on essaie de se renouveler, on essaie de jouer plusieurs styles de dub, aussi bien du     roots des années 70 que du Dub Step Warrior d’aujourd’hui, on garde cette idée de partager     avec max de gens, tant qu’on arrive à se renouveler, à trouver une émotion, à se sentir bien,     on continue. On a aussi la chance d’être aussi une émission de radio, un site etc… Ça nous     permet d’avoir cet inter-échange avec les artistes qui nous envoient pleins de musiques, on     reçoit des disques tous les jours, on fait aussi des rencontres en live, où ces artistes viennent     sur scène, c’est un vrai partage et c’est ce qui nous fait rebondir. Même quand on se     demande pourquoi on fait ça, il suffit qu’on reçoive un super disque ou qu’on croise un pote     sur une scène ou dans un sound, tout de suite c’est un sourire, un partage et on se dit : voilà,     c’est pour ça qu’on a envie de continuer.
Agathe :
– Y a-t-il des artistes qui vous ont influencé ?
Alex :
– Ceux qui m’ont plus influencé que les artistes, ce sont ces gens qui militaient, où on sentait     qu’il y avait un message à faire passer. A l’origine, ce qui m’a plu c’était ces vrais artistes     indépendants, qui avaient des revendications et qui osaient, c’est cet esprit « Do It     Yourself » : n’ait pas peur et fais-le toi-même. Après, bien sûr qu’il y en a qui m’ont     influencé dans le Dub, par exemple ce soir dans le Dub anglais avec Steve Vibronics, c’est     une belle influence car il y a une très belle recherche du son, il transmet une vraie passion. Il     y a aussi Brain Damage, ça fait longtemps qu’il existe et qu’il tourne, c’est un son différent,     de la French Dub Touch qu’il a su amener. Ce sont des artistes avec qui on est très heureux     de partager une soirée comme ce soir, on passe toujours de supers moments. Ce soir ce qui     est cool au Confort, c’est que ce n’est pas qu’un style de Dub qui est représenté, c’est une     vraie rencontre du Dub Français, Anglais (ndlr : Brain Damage et Vibronics), ou nous, le     Culture Dub Sound où on joue un peu tous les styles faits par différents artistes mais dont     les textes sont écrits par Sista Bethsabée avec un panel très large. Il y a aussi Mexican     stepper qui nous vient du Mexique et qui apporte sa touche à lui,cette sorte de Dub aztèque,     on retrouve toujours cette influence de l’Amérique du Sud avec toute sa passion du Dub         anglais. Tout ça nous permet de réunir un large public avec un panel différent de l’histoire du     Dub. Pour la suite en terme de projets d’organisation, il y a la Nuit du Dub 15 et bien     d’autres représentations. On est aussi un label, on a sorti déjà 3 vinyles, un de plus qui sort     en Décembre et 2 autres début 2015. Et puis toujours faire des rencontres, comme par     exemple Vibronics, on leur demande de nous fabriquer un son puis on va le jouer en live,     c’est une pièce unique qui nous permet de nous renouveler et en même temps, d’avoir un son     à jouer qui nous fait plaisir. C’est important de faire découvrir de nouveaux artistes, on en     parle sur notre site, à la radio… C’est un véritable échange, on veut défendre l’univers du     Dub.
Mojo:
– Y’a-t-il des voyages qui vous ont inspiré?
Alex:
-Ouais c’est que ça ! Avant la musique ce qui me passionne le plus c’est les voyages et les     enfants ! Ca ne pourrait pas exister si on ne se renouvelle pas, si on rencontre pas d’autres     personnes avec une autre culture, une autre vie. J’ai eu la chance de voyager très jeune, c’est     vraiment la base de mon inspiration. Si on se noie dans les mêmes conditions de tous jours,     on ne se rend plus compte. Si on veut pouvoir partager quelque chose de nouveau à chaque     fois, il faut aller découvrir un endroit inconnu, rencontrer des gens qui ont une autre langue,     une autre énergie. Il faut s’enrichir, c’est ce qui nous donne envie de continuer, il faut se     remettre en cause, prendre du recul tout le temps, c’est ce qu’on veut défendre à Culture Dub.
Candy:
– Est-ce que tous ces voyages vous ont permis de vous produire ailleurs qu’en France?
– Grâce à nos rencontres, on a pu faire venir des artistes de l’étranger sur Poitiers, par     exemple pour la nuit du Dub il y a un Ecossais, un artiste qui vient de République Tchèque,     un autre du Canada etc… Quant à nous, l’année dernière on a décroché 3 dates en Finlande et     puis prochainement on espère avoir quelques dates en Mars-Avril du côté de l’Allemagne, de     l’Espagne et de l’Angleterre. Pour l’instant c’est assez nouveau.
Agathe:
– Quel pays vous a le plus marqué?
– Musicalement… Honnêtement tous les pays… Enfin surtout le Burkina, j’y suis allé en 98,     c’est vraiment ici où j’ai rencontré la transmission, ce qu’était le conte, la musique     traditionnelle, le passé colonial qu’on a avec l’Afrique. C’est génial, au final, on se rend     compte que beaucoup d’artistes s’inspirent de ce mélange Dub/Musique traditionnelle, parce     que ce sont nos pures influences. C’est vraiment à ce moment que Culture Dub s’est créé, en     99 on était plongés dans quelque chose de différent, cet un échange oral très fort qui nous     enrichie car c’est ça la musique.

 

 

Live Report :

Lors de ce concert on était chaud, du Dub au Confort ! On s’était mis en condition et le rendez-vous était là, ils mettent une super ambiance dans la sale, bon sauf les transitions entre les chansons mais franchement on oublie vite ce léger mauvais point car ça claque

Une femme chante à côté avec eux et ça rend quelque chose de mélodieux, d’étonnant voir charmant et ça donne une certaine élégance à ce concert déjà sublime.

Le public bouge dans tous les sens et tombe amoureux de cette musique, un concert à refaire dès que possible.

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